Une bonne posture pour écrire

infographie sur la posture pour bien écrire

 

Quand le pianiste s’installe, il règle le tabouret pour que les coudes soient à la même hauteur que le clavier et que les pieds reposent sur le sol. Il place le tabouret à bonne distance pour, qu’en se tenant droit, il puisse bien voir ses mains. Il adopte une posture détendue pour éviter les douleurs au niveau du dos, du cou et du poignet. Les poignets sont dans l’alignement des avant-bras pour permettre le mouvement optimal des doigts. Avant un concert, il prendra toujours le temps de s’installer au millimètre près devant le piano. Pendant qu’il joue, sa posture est dynamique pour mieux interpréter l’œuvre musicale.

De la même façon, écrire sur une table exige d’installer de bonnes positions corporelles afin d’éviter les douleurs et de bouger les doigts plus précisément.

La prise de conscience de la posture pour écrire est donc primordiale.

Voici les points auxquels il faut faire attention, que l’on soit gaucher ou droitier :
Le mobilier (siège –table) doit être réglé à bonne hauteur pour un appui aisé sur les deux coudes, sans relever les épaules ni courber le dos ; 

Les pieds doivent être posés à plat sur le sol (ou sur un repose-pieds) ;

Le dos est droit, le buste légèrement penché en avant pour bien voir la ligne sous laquelle la main écrit ;

La main non scriptrice incline la feuille sous l’avant-bras qui écrit, dans le même axe et à bonne distance pour celui-ci ; elle prend appui sur la table, en haut ou sur le bord de cette feuille, sans gêner le mouvement d’écriture ;

Une bonne position est recherchée pour rester détendu le plus longtemps possible ;

La main qui écrit est dans l’alignement de l’avant-bras ;

Les 3 doigts pouce-index-majeur, en prise sur le crayon, doivent pouvoir bouger de manière très précise.

 

En cas de difficultés pour écrire, contactez-moi.

Une écriture fluide

plaisir d'écrire avec une écriture fluide

Quand on observe une écriture fluide, le geste est sans hésitation. Les lettres sont tracées en déroulant un fil, sans à-coup intempestif, sans lever de crayon. La trajectoire est rectiligne. La main, en prise sur le crayon, a les doigts qui bougent en cadence, se plient, se déplient d’une manière ordonnée et rapide. Le poignet glisse sur la feuille.
Le scripteur ne se fatigue pas en écrivant car il contrôle la pression exercée sur le papier, il relâche ses épaules. Le bruissement de la mine sur le cahier alerte tout son être, des mots qu’il écrit. Les enchaînements, à force d’avoir été travaillés et pratiqués, se font avec agilité et prestance, tout comme la chorégraphie d’un patineur expérimenté.
Si on devait noter l’écriture comme on note une épreuve de patinage artistique, la note technique se baserait sur la posture, la tenue de crayon, la position de la feuille, celle des bras et le tracé des lettres. Tandis que la note artistique reflèterait plus le lexique orthographique interne, car l’écriture fait aussi corps avec la mémoire des mots et la grammaire des phrases.
Sur le plan cognitif, la fluidité de l’écriture dépend de la vitesse à laquelle le scripteur planifie et exécute la séquence des mouvements nécessaires à la réalisation de ses écrits. 
Ce critère de réussite s'acquiert avec un programme d'entraînements que la graphopédagogue adapte aux besoins de chacun de ses élèves, enfant ou adulte.


Des mains pour écrire

«  Mains, outils de l'esprit sans lesquels la pensée n'est que chimère. » 

Cette citation d’Aslan  nous rappelle que nos mains sont de précieux outils pour écrire.

Je constate aujourd’hui que de nombreuses personnes ne manient pas efficacement leur stylo, faute de connaître les capacités de leurs mains. 

Pourtant, celles-ci ont le merveilleux pouvoir d’apprendre à saisir les objets de manière efficace. La paume et les cinq doigts - le pouce, l’index, le majeur, l’annulaire et l'auriculaire - ont tous un rôle à jouer dans la préhension. Les prises s’adaptent à la forme et au volume de l’objet à saisir, grâce aux capteurs cutanés, à la vue et à l’expérience. On distingue principalement des prises palmaires impliquant la paume, et des prises en pince entre le pouce et un ou d’autres doigts. 

C’est au fur et à mesure de son développement, de la variété et du nombre de ses expériences, que l’enfant devient de plus en plus agile dans les manipulations. 

Après la prise palmaire réflexe du nouveau-né et les prises volontaires transitoires entre le pouce et les 4 autres doigts, la maturation neurologique lui permet de prendre un crayon fin vers 4-5 ans entre le pouce, l’index et le majeur. La prise tridigitale la plus efficace est celle entre la pulpe du pouce et le côté de la dernière phalange du majeur. D’abord statique, sans mouvement des doigts mais avec mouvement du poignet, elle évolue au cours de l’apprentissage vers une prise dynamique qui, quand elle s’accompagne d’une posture redressée, permet de relâcher toutes les tensions musculaires, sources de crispations et douleurs. Cette prise favorise alors la fluidité d’écriture.

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Pour aider au développement de la prise tri-digitale dynamique, l’apprentissage et la pratique gestuelles sont absolument nécessaires.

Il est primordial d’inciter votre tout-petit à bouger et à utiliser ses mains et ses doigts avec des objets de textures et de formes variées, à la maison et au jardin. Laissez-le manger avec ses doigts, découvrir la trace qu’il laisse sur une vitre ou sur le sable. Faites-lui faire des empreintes de doigts ou de petits objets, coller des gommettes, enfiler des perles, remplir à pleine main des petits seaux de graviers, modeler et pétrir...Bref, le plein d’activités pour délier, muscler, et palper avec les deux mains !

A partir de 3 ans, si votre enfant manifeste le plaisir de laisser des traces en voulant gribouiller et dessiner avec un outil, privilégiez les crayons de cire ou les morceaux de craie que l’on tient entre trois doigts.

Vers 4 ans, dessiner au tableau avec une craie, peindre ou coller avec un pinceau favorise la prise tri-digitale.
Mettez aussi entre les mains de votre enfant des accessoires variés, adaptés à ses mains d’enfant et à son âge – bouchons, pinces de taille variée, ciseaux, couteaux, lacets, boutons, pour qu’il s’entraîne à faire les gestes de la vie courante le plus efficacement possible.

Tout est prétexte à faire travailler les doigts, à l’école comme à la maison !

Insistez sur les comptines et autres jeux de doigts qui apprennent non seulement à nommer et délier les doigts mais aussi à tenir le crayon.

Pour trouver des idées, venez-vous inspirer ici et dans le livre "mes cahiers d'écriture - MS - Prélude"  de Isabelle Godefroy et Laurence Pierson, toutes deux graphopédagogues. 



Petit guide pour choisir un crayon ou un stylo.

Tous les outils ne se valent pas pour écrire. D’un crayon ou d’un stylo à l’autre, la qualité diffère selon la technologie employée pour fabriquer la mine, la bille, la plume ou l’encre. 

L’ergonomie est malheureusement parfois délaissée au profit du design.

Avant de se lancer dans l’achat, il est donc préférable de connaître les critères à évaluer pour trouver le meilleur outil pour écrire.

La prise en main.

Le corps du crayon ou du stylo doit favoriser une bonne prise en main en le calant entre le pouce, le majeur et l’index et la commissure pouce-index . Il ne doit être ni trop encombrant ni trop glissant.

Un crayon mine ou un stylo avec des encoches pourra être très utile à l’enfant qui a du mal à positionner ses doigts. La forme triangulaire, très ergonomique, aide aussi à mieux tenir l’outil. Pour d’autres élèves, un grip intégré ou des picots antidérapants auront l’avantage d’empêcher leurs doigts de glisser trop près de la mine.

L’épaisseur de la pointe.

Une mine de 0.5 ou 0.7 mm donnera une belle trace. Une plume de taille F ou M également.

 

La glisse sur le papier.

Une mine qui glisse est plus confortable qu’une mine qui accroche le papier, mais il ne faut pas qu’elle glisse trop non plus ! 

La glisse dépend de la technologie de la mine, de la nature de l’encre et de la pression que l’on exerce sur l’outil pour obtenir une trace fluide. Elle dépend aussi du papier. Mieux vaudrait donc essayer les stylos ou les crayons sur le papier ou le cahier que vous utilisez habituellement.

Ce qu'il faut savoir pour bien écrire en classe et à la maison.
·        L’apprentissage formel de l’écriture cursive se fait au crayon mine.

·        Le passage au stylo n’est autorisé que lorsque le tracé des lettres est bien maîtrisé et que le travail sur le cahier d'écriture ne comporte plus d'erreur. 

·        Le stylo 4 couleurs est vivement déconseillé pour écrire.

Suivez Scribelus dans l'apprentissage de l'écriture.

Episode n°1

123 Ecriture reste ouvert.

Atelier parent/enfant

prochain atelier sur l'apprentissge de l'écriture cursive

Les indispensables pour bien écrire sont des ateliers thématiques sur l'apprentissage de l'écriture cursive. Dans le prochain atelier "tenue de crayon", nous pratiquerons quelques activités manuelles et jeux de doigts qui développent la prise mature et efficace du crayon.
 

Reprise des séances de graphopédagogie.

5 mai 2020

Comme suite au déconfinement partiel, j'ai le plaisir de vous annoncer que je recevrai à nouveau chaque mercredi au CIS de Champagne, à partir du 11 mai 2020, et ce jusqu'à nouvel ordre.
Soyez assurés du respect des normes de protection contre le Covid-19.
A bientôt !


Histoire de bien bouger les doigts.

2 mai 2020

La main de l’espèce humaine s’est spécialisée pour prendre, manipuler et utiliser des objets divers.
Chez l’enfant, la prise de conscience des mains et des doigts est une étape importante de la représentation mentale corporelle. Elle apparaît pleinement dans le dessin du bonhomme vers 7-8 ans. Savoir nommer les cinq doigts de la main, placer la bonne main sur une empreinte donnée, en dessiner les contours, bouger les doigts grâce aux comptines…sont des connaissances, expériences et compétences nécessaires pour préparer l’enfant à l’utilisation d’outils variés dont le crayon.


Histoire d'écrire : Scribelus veut bien écrire

22 mars 2020

règles pour écrire

Retrouvez LE MÉMO POUR ÉCRIRE ici

Coronavirus

16 mars 2020

Afin de lutter contre la propagation du Covid-19, je ne reçois plus dans ma classe au CIS de Champagne, jusqu'à nouvel ordre. 
Je diffère donc les débuts de rééducation et je propose aux élèves en cours de rééducation un suivi à distance qui leur permettra, je l'espère, de progresser.   
Ma permanence du 25 mars prochain n'aura pas lieu.

Des activités pour bien écrire.

6 mars 2020

des activités pour bien écrire

Avant de tenir un crayon, les mouvements et les multiples manipulations des enfants  dans leur quotidien (jouer, se déplacer, manger, s’habiller…) permettent de mettre en place gestes et automatismes indispensables à l’écriture. Capacités motrices, sensorielles et cognitives se construisant, petit à petit, le jeune enfant devient capable de manier des ustensiles, dont le crayon, à condition aussi qu’on le lui apprenne dans les règles de l’art.
Il arrive toutefois que cette habileté soit délicate chez certains enfants et certains adultes, en raison d’un manque de manipulations expertes et variées.
A tout âge, le travail avec les mains et les doigts est essentiel pour arriver à bien écrire. Malheureusement, l’évolution technologique et environnementale, et le recul de « travaux manuels » à la maison, comme dans la nature, ont tendance à mettre à l’écart habileté manuelle et motricité fine.
Alors, pour encourager les doigts à bouger davantage, et se préparer à bien écrire, je propose de pratiquer régulièrement des activités faciles à mettre en œuvre. 


L'écriture manuscrite : on en parle !

25 février 2020

Des problèmes d'écriture ? Des permanences pour en parler.

Bienvenue à mes permanences où vous pourrez échanger 
sur les difficultés que vous rencontrez avec votre écriture, 
celle de vos enfants, ou de vos élèves. Vous pourrez y pratiquer aussi quelques activités qui préparent et entretiennent l'écriture manuscrite. A bientôt !

apprendre à écrire

Les séances de graphopédagogie permettent d'apprendre et réapprendre à écrire en mettant en place progressivement les nombreuses coordinations requises pour tracer les mots avec aisance. Elles résolvent trois difficultés entravant la réussite scolaire et personnelle : la lenteur anormale à l'écrit; l'illisibilité; les douleurs ou crispations avec un crayon en main. Elles s'accompagnent, si besoin,  d'un suivi médical ou paramédical .

Comment (p)réparer sa tenue de crayon ?

22 octobre 2019


tenue de crayon très crispée

Certaines tenues de crayon semblent impossibles à réparer tellement les doigts sont rebelles à tout changement. Pourtant, lorsque nous indiquons des massages spécifiques de la main et une gym des doigts appropriée, l’apprentissage d’une bonne préhension devient possible. Pourquoi ?
Ces prises en main problématiques proviennent de la présence rémanente d’un grasping qui entraîne non seulement des difficultés en écriture manuscrite, mais aussi en orthographe et en syntaxe.
Le grasping est un réflexe d’agrippement qui consiste pour le nouveau-né à agripper un doigt placé dans la paume de la main. Il fait partie des réflexes archaïques, ou mouvements automatiques du nourrisson, qui sont voués à disparaître avec le développement d’une motricité volontaire.
Pour un bon développement du réflexe d’agrippement chez le bébé, il est primordial de respecter les étapes de développement de l’enfant et de l’inciter à manipuler (sous surveillance) toutes sortes d’objets de texture différente, tissus et matériaux naturels tels le bois, la terre, la roche, le végétal, et les animaux. Il faut lui laisser également l’opportunité de manger avec ses mains, lorsqu’il en est capable.
Lorsque l’enfant grandit, l’apprentissage moteur et sensoriel plus ou moins poussé dans diverses manipulations régulières (utiliser couverts, pinces, ciseaux, boutons de chemise, instruments de musique ; prendre une pincée de sel, malaxer de la farine, modeler, étaler, enfiler…) permettront de mettre en place la motricité fine avec un contrôle quasi indépendant de chaque doigt.
Lorsque nous observons la présence d’un grasping chez un enfant ou un adulte, cela signifie que le développement de ce réflexe a été perturbé. Nous proposons alors une méthode pour le mettre en veille tout en  réactivant la motricité fine indispensable à la préhension du crayon et la réalisation de mouvements subtils.


L'écriture fait la Une

 16 septembre 2019 - Le Parisien - Aujourd'hui en France

la une du journal Le Parisien du 16 septembre 2019

Un dossier complet de Vincent Mongaillard sur l'écriture manuscrite, son enseignement, ses difficultés chez de nombreux élèves, les bénéfices de son apprentissage sur le plan cognitif et le rôle des graphopédagogues du réseau 5E.

4 conseils pour écrire.

9 septembre 2019


conseils pour bien écrire

Les deux graphopédagogues d'Écriture Paris - Laurence Pierson et Isabelle de Freitas - ont donné leurs conseils sur l'écriture manuscrite dans le supplément "L'Époque" du Monde du 1er septembre  2019.